Un judoka français à Anjou !

Novembre 2003. Voilà, je suis arrivé à Montréal et dès l'installation terminée, je me suis mis à la recherche d'un club de judo. Il ne m'a pas fallu chercher bien loin, car à 200 m de chez moi il y avait le club d'Anjou. Lors de mon premier contact avec Réjean, il m'a fait grande impression par son accueil et son enthousiasme. Me voyant sur le bord du tatamis, il me dit « As-tu ton judogi? ». Et oui, il voulait que je commence tout de suite !

Je ne fus pas surpris car partout où je suis passé, la grande famille du judo ne laisse jamais un judoka sur le bord du tapis et Réjean, je l'ai vu par la suite, est une personnalité qui rassemble. J'ai fait un bref passage à Québec qui m'a fait un bel accueil aussi !

Le club d'Anjou me plaît beaucoup par son esprit et son ambiance. Cela faisait 7 ans que je ne m'étais pas entraîné pour différentes raisons mais là, Réjean et toute l'équipe m'ont montré le chemin. La pratique du judo ici est quelque peu différente de celle en Europe. Pas sur le point des techniques mais sur l'application des coutumes japonaises qui sont plus présentes que lors de mes entraînements au judo club d'Auvers-sur-Oise en région parisienne. Ceci s'explique par la plus grande histoire du judo en France, qui a su imprégner son identité dite « à la française ». Pour le judo au Québec, il fallait un repère et, bien sûr, celui du Japon est incontestable, mais avec le temps?..

D'ailleurs le temps passe vite car je termine ma deuxième année au club, et malgré un déménagement à Saint-Eustache, si je fais toujours le déplacement à Anjou, je pense qu'il doit y avoir une raison !?.

J'espère m'être rendu digne de votre accueil, et il ne me reste qu'à souhaiter qu'un jour, je vous recevrai sur un tatami en France?. Je crois que oui !

Frédéric Gelper, organisateur du comité d'accueil français pour le voyage en France